Fourrière de Vernon en danger !

Cela fait quelques années que j’ai quitté le refuge « Halte pour chiens » à Vernon pour lequel j’ai consacré 7 ans de bénévolat. « Qu’est-ce donc ? » se demandera le vernonnais qui ne connait pas cette structure ? Il s’agit d’une fourrière qui recueille les chiens errants de la ville de Vernon. Son rôle est doublement indispensable : il contribue à ne pas voir trop de chiens divaguant dans la ville et ainsi assurer la sécurité des riverains et des automobilistes ; et il contribue, à une toute petit échelle (car ce chenil n’est pas très grand), à assurer un peu de protection animale à Vernon en proposant à l’adoption les chiens trouvés dans la rue qui n’ont pas été réclamés par leurs propriétaires (qui, le plus souvent, ont abandonné l’animal au détriment de la loi qui, pourtant, l’interdit).

Cette fourrière/refuge est entretenue par la mairie de Vernon (la loi obligeant les villes de plus de 20.000 hab. à avoir une fourrière, cf. Code rural), par une équipe de bénévole qui fait un travail remarquable dans des conditions difficiles et par une association qui donne un coup de main pour soigner les chiens et faire en sorte qu’ils puissent être adoptés rapidement. Conditions de travail difficiles pour plusieurs raisons : la « halte pour chiens » est située sur le site de la déchetterie de Vernon. Cela veut tout dire. Le site est complètement hors-norme selon les règles fixées par la DDSV et est en état de délabrement très avancés (l’immeuble surplombant le chenil étant dans un état très inquiétant). Les salariés et bénévoles du refuge travaillent dans des conditions déplorables, les chiens étant gardés dans des conditions inadmissibles (nombres de blessures surviennent à cause des conditions de captivité des animaux). Comme si cela ne suffisait pas, le terrain n’appartient plus à la ville depuis quelques années et le nouveau propriétaire (la SETOM) menace depuis la ville d’exproprié le refuge afin de récupérer le terrain sur lequel il se situe. Hors, si le SETOM va jusqu’au bout de sa menace, le refuge fermera, les animaux seront tous piqués, Vernon ne disposera plus d’aucune fourrière et se mettra hors la loi. Depuis plusieurs années, les salariés, bénévoles et associations tirent la sonnette d’alarme pour qu’on fasse un peu plus attention à la situation de cette fourrière qui est indispensable, en vain. L’ancienne mairie de Jean-Luc Miraux, malgré le dévouement de l’adjointe chargé de la fourrière qui faisait ce qu’elle pouvait pour lui (Mme Chailloux), ignorait complètement ce qu’il s’y passait, se contentant de mettre des pansements, tout comme l’actuel maire qui n’y a jamais mit les pieds (alors que c’est un service municipal avant tout !). Le problème est que la situation de captivité des animaux s’aggrave, le site est dangereux pour ceux qui y travaillent (aussi bien salariés que bénévoles) et la SETOM place une épée de Damoclès au dessus de la tête du refuge depuis qu’elle est propriétaire du site. Malgré tous ces facteurs, la mairie s’en fiche.

Pourtant, il est reconnu des acteurs de la protection animale dans le secteur que le refuge de Vernon est l’un des meilleurs refuge du coin pour la qualité du service qu’il propose, pour son sérieux et pour le travail exemplaire de ses acteurs. De plus, juste pour l’anecdote, chaque années, la fourrière est bénéficiaire ! Elle ne coûte rien à la ville actuellement ! Ce, grâce aux frais d’adoption qui vont dans la poche de la ville mais surtout grâce aux frais de garde que payent les propriétaires de chiens qui viennent chercher leurs toutous lorsqu’ils ont été trouvé en divagation dans la ville.

Une solution serait pourtant envisageable pour mettre tout le monde d’accord : la loi, la ville, la SETOM et les acteurs travaillant au refuge. Cette solution est la CAPE. L’idée serait de fermer la fourrière actuelle qui est à bout de souffle et faire non pas une fourrière de Vernon, mais une fourrière de la CAPE en mettant en place exactement la même structure qu’il existe actuellement, mais qui profiterait à la communauté de commune dans son ensemble. La loi serait ainsi respecté, les vernonnais bénéficieraient toujours du même service (et en mieux), la SETOM pourrait récupérer son terrain, les acteurs de la fourrière travailleraient enfin en sécurité, la protection animal dans le secteur de Vernon serait garantie (en mieux) et la vie serait belle. Les personnes travaillant à la fourrière sont complètement fiables et la qualité du travail fourni à Vernon ne seraient qu’un bénéfice pour la CAPE s’il pouvait la mission de la fourrière pouvait être extrapolé à l’ensemble de son territoire.

Ce coup de gueule va en faire bondir plus d’un : « sujet qui sert à rien », « on s’en fout des chiens », ‘y’a plus important à faire », etc etc… Ok. La critique est facile comme on dit. Donc pour ceux dont des réflexions viendrait à exprimer ce genre de chose, j’aimerais d’abord leur donner un petit peu raison. Cette action n’aurait pas une tonalité aussi importante que d’autres sujets concernant notre ville, je peux vous rejoindre, mais seulement dans une certaine mesure. En effet, ce sujet n’est pas le seul qui pose problème à Vernon et d’autres sujets embarrassent peut-être plus les vernonnais que le sort de cette fourrière. Mais il faut noter cependant plusieurs choses : aucun sujets ne doit être passé sous silence ou sous-estimé. Le refuge de Vernon est connu des vernonnais et apprécié pour ses services qui ont maintes fois été utile ; secundo, il ne faudrait pas sous-estimé non plus la popularité du refuge et le nombre croissant de vernonnais qui s’impliquent en faisant ponctuellement du bénévolat, en apportant fournitures et aides de toutes sortes à la structure ou en adhérent à l’association qui est liée au refuge. Que les gens s’impliquent montre que c’est un sujet qui leur tiens à coeur, il faut donc en tenir compte. Ensuite, le critique notera que le code rural oblige le maire d’une ville de plus de 20.000 habitants à ouvrir et maintenir un service de fourrière dans sa ville. Vernon est d’ailleurs une exception lorsque l’on regarde bien la situation en France. Bravo (dans un sens). Aussi, le critique n’oubliera pas de regarder la prochaine fois qu’il circulera dans Vernon, s’il voit des animaux en état de divagation. Il n’en trouvera pas. Si les « mauvaises rencontres » hommes-chiens et les accidents de la route impliquant des canidés ne sont pas choses fréquentes à Vernon, n’oubliez pas, dès lors que c’est parce que le refuge fait un travail exemplaire pour que les rues de Vernon ne soient pas envahi de nos meilleurs amis, et ne mettent en danger ni les automobilistes, et ne fassent peur aux nombreuses personnes étant apeuré à la vue d’un chien inconnu se baladant seul dans la rue. C’est donc un sujet important. Peut-être pas autant qu’un sujet sur l’hôpital ou la dette de Vernon, mais ça reste un sujet important. Le nié pourrait coûter cher à la ville lorsqu’elle se rendra compte, une fois le refuge fermé, l’importance qu’avait cette structure pour les vernonnais.

Alors, M. Lecornu, on fait quoi ?

10 réflexions sur “ Fourrière de Vernon en danger ! ”

  1. c est avec tristesse que je decouvre cela. je viens d envoyer un mail a l association 30 millions d amis…en l attente d une reponse de leur part….

    • C’est vraiment à hurler de rire. Merci pour ce bon moment! Vous avez un réel talent de pasticheur. J’ai beaucoup aimé les adjectifs de plusieurs syllabes qui viennent alourdir artificiellement la phrase: marmoréen, opalin… pour finir sur celui-ci:« Il fit glisser ses doigts admirablement dip;naux&nbsg;&raquoiExcellett!

  2. RAOULT E. sur

    « Alors, M; Lecornu, on fait quoi ? » demande l’auteur de cet article sur le refuge des chiens (obligation municipale), qui date du mois de mars. Nous sommes à la mi-août, c’est la période maudite pour nos amis à quatre pattes abandonnés au moment des départs en vacances. A titre préventif, il faudrait sans cesse dire et redire que l’animal que l’on adopte sur un coup de tête va vivre, en moyenne, douze ans. Et puis offrir un hébergement convenable aux animaux perdus ou abandonnés ; des subsides pour les nourrir et les abriter des intempéries ; une somme correcte dans le budget de la ville pour les personnes qui les nourrissent, les soignent, les promènent (c’est nécessaire), recherchent et sélectionnent de bonnes familles adoptantes.

  3. mendy bertina sur

    Pensez aux animaux l seul refuge pour eux sans c refuge les futurs chiens chats abonnés envahiront la ville est c’est triste d voir leurs etats

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