Saint Mauxe, patron de Vernon

St Maxime (ou Maxe), né vers 388, était moine sur l’île de Lérins. Il y devint abbé avant d’être nommé évêque de Riez-en-Provence où il mourut au 5ème siècle.en odeur de sainteté. Après sa mort, des boîteux se mirent à marcher droit, des muets parlèrent. Ces phénomènes miraculeux au contact de sa dépouille entraînèrent un culte du saint homme, dont les reliques furent serties d’argent et honorées.
C’est alors que des voleurs s’emparèrent de l’os d’un de ses bras et voyagèrent jusqu’à Vernon sur Seine où ils tentèrent de se débarrasser de l’os pour ne conserver que le métal précieux.L’os bondit dans un arbre où il disparut, leur causant une grosse frayeur. La relique fut retrouvée au XVIème siècle dans la forêt, au même endtroit. En ce lieu fut construit un ermitage, qui fut détruit en 1764.
La duchesse Marie-Louise d’Orléans, fille du duc de Penthièvre, fit ériger un cénotaphe en 1816, sur le même emplacement. Il domine la forêt et le château de Bizy. Saint Mauxe continua à provoquer des miracles. Jusqu’à la Première Guerre mondiale, les premières communiantes se rendaient en procession jusqu’au tombeau et on y amenait régulièrement des enfants présentant un retard à marcher.
Saint Mauxe fut proclamé Patron de la ville de Vernon sur Seine au diocèse d’Evreux. Le curé de Vernon, pour sa part, est, de droit, chanoine de Riez-en-Provence.

4 réflexions sur “ Saint Mauxe, patron de Vernon ”

  1. beatrice rigaud jure sur

    Merci pour votre article.
    saint mauxe a t-il un vitrail dans la belle église de Vernon ?

    • Teissier Claude sur

      La chapelle dédiée à St Mauxe est la 3e situee sur le bas-cote sud (à droite en entrant) de la Collègiale.Adolphe Meyer,en 1876 un vitrail moderne(19 e siecle)representant St Mauxe ;mais A.G. Poulain fin des annees 1930 signale que les vitraux modernes ont été detruits:dommage de guerre… Actuellement une visite s’impose pour en savoir plus.

  2. RAOULT E. sur

    Si le vitrail « moderne » à la mémoire de St-Mauxe dans la collégiale de Vernon date de 1876 (Adolphe Meyer) et qu’il a été détruit lors de la seconde guerre mondiale (A. G. Poulain), les archives de l’Hôtel de ville en ont vraisemblablement gardé la trace (concours, nom de l’artiste choisi, son projet graphique, le coût de sa réalisation, inauguration etc…) Dans les archives de la collégiale aussi, on doit avoir conservé des traces. Eventuellement (il faut bien rêver) on pourrait le refaire à l’identique. Et si c’était un Decorchemont ?

  3. Jean sur

    Bonjour
    aucune trace dans les archives de la collégiale alors que cette dernière était gérée par le conseil de fabrique. Ce n’est surement pas un vitrail de François Décorchemont. Les reliques de saint Maxime sont arrivées à Vernon au Xe lors de l’invasion des Hongrois, L’auteur de cet article bien fait par ailleurs confond deux épisodes qui n’ont rien à voir, l’arrivée des reliques et le vol au XVIIe siècle comme le raconte l’abbé Théroude.
    Il existe également un rapport entre la collégiale de Vernon et l’ancien évêché de Thérouanne, en raison de la confusion entre deux saints : saint Maxime de Riez et saint Maxime de Thérouanne.. .
    Cf. Article de Jacques Le Maho, chercheur au CNRS dans Les Cahiers vernonnais.

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